Nous laissons les filles en vacances chez Papy-Mamy. Nous on rentre à la maison en amoureux, en vacances, avec bébé.

Dans la voiture, les deux premières heures, c'était presque grand silence. On a tous les deux eu un sacré contrecoup. Dans la voiture le calme, pas de police, pas de cris, ... rien. Bébé, lui, fait dodo.

On écoute Morandini à la radio. On commence à réaliser que nous avons une semaine sans contrainte d'horaires (sauf celles de bébé). On se met à échafauder pleins de plans : est-ce qu'on va oser attaquer la peinture dans le bureau, dernière pièce à faire pour terminer la maison ? Je veux terminer la déco dans les chambres des enfants. Je veux faire du tri et du rangement. Et puis les rideaux du séjour. Et puis un peu de couture, mon tricot en route ...

On commence à faire surface à la pause de midi. Repas, tétée, rot, couche et on remonte en voiture. Bébé se met à pleurer. Oups, on a peut-être été  un peu trop rapides, il a encore un rot à faire. Et puis comme ses soeurs ne sont pas là, il voyage couché. Quel luxe !

On s'arrête à l'aire de repos suivante. Puis la suivante. Puis encore la suivante. Nous avons visité presque toutes les aires sur 150 km. " A ce rythme là, on va arriver à la mauvaise heure sur Lyon". Plus tard : "A ce rythme là, on  va passer après la bataille sur Lyon". "A ce rythme là, on va rouler de nuit".

On réalise que quand les filles sont dans la voiture, elles penchent la tête au dessus de la coque, bébé se sentait rassuré. Il est seul à l'arrière. On décide de remettre sa coque en position assise, s'il est gêné par des rots (qui ne veulent pas sortir), il sera mieux dans cette position. On dépasse l'aire de repos sans s'arrêter, je passe à l'arrière en roulant à côté de Nils. Il se calme, me fait de grands sourires, s'endort, enfin.

On trace, on arrive à la maison de nuit. On est complètement KO.