49616792_pLe dernier livre de Badinter déchaîne les partisans d'un "camp" comme de l'autre. En écoutant ce qui se dit ici et là ou s'écrit sur la blogosphère j'entends tout et son contraire.

Les partisans de l'allaitement et du maternage crient au scandale. "Quelle mauvaise mère ferait-elle !" Les anti-allaitement la revendique comme étant des leurs.

J'ai donc pris le temps d'écouter des émissions de radio en podcast sur le ouèbe et regardé des redif' d'émissions de télé pour me faire ma propre opinion.

La conclusion que j'en tire, c'est que certains tirent la couverture vers eux en lui prêtant des idées qu'elle n'exprime pas et en parallèle d'autres se sentent attaqués par des propos qu'elle ne tient pas expressément.

Sans avoir lu son bouquin (je ne sais même pas si j'aurai le temps de le lire un de ces quatre) je l'ai entendu dire qu'elle n'était ni contre ni pour l'allaitement ni le maternage (ce qu'elle appelle le "maternalisme"). Elle reconnaît que le lait maternel est ce qu'il y a de meilleur pour un bébé. Que l'amour d'une mère et que tous les efforts qu'elle déploie (couches lavables, cuisine bio, produits sans BPA, mettre en stand-by sa vie professionnelle, ...) pour son enfant sont très louables.

Ce qu'elle dit surtout c'est que quels que soit les choix des mamans (allaitement ou pas, travailler ou pas, ...) cela doit être un choix personnel et sans qu'une quelconque pression s'exerce. Il ne faut pas blâmer les mères qui n'allaitent pas tout comme il ne faut pas non plus stigmatiser les mamans qui font le choix de l'allaitement (et surtout s'il doit durer). Elle évoque un retour au "maternalisme" dû entre autres aux recommandations établies par l'OMS.

Je suis peut-être passée à côté de quelque chose et mon interprétation est peut-être biaisé par mon vécu. Je suis d'accord avec un point. Laissez nous vivre et profiter de nos choix.

Et puis, elle a parlé aussi du rôle des papas. Elle dit que le phénomène des papas poule (qui a commencé à émerger il y a environ 15 ans) est retombé comme un soufflé et qu'ils n'assument plus leur rôle puisque les mamans prennent toute la place. Là, j'avoue que cela me laisse perplexe. Je sais que le papa de mes enfants est tout à fait exceptionnel puisque lui aussi participe au "maternalisme" de la maison en prenant un congé parental (et en plus il rempile) et en participant amplement à l'éducation de notre progéniture et aux tâches ménagères. Mais lorsque nous observons nos amis, nos proches, il nous semble pas qu'il fasse l'exception. Peu de papas prennent un congé parental, mais rares sont les papas qui n'aident pas ou peu la maman ... Elle est passé à côté de quelque chose (de notre génération peut-être) ?