Les filles viennent de fêter leurs 5 ans et ne sont toujours pas propres la nuit. Même si le budget couches a réduit, il est toujours conséquent.

On dit qu'il ne faut pas forcer les enfants pour qu'ils deviennent propres, et je peux dire que jusqu'à maintenant, nous avons bien suivi ce principe. Mais pour cet été, nous allons essayer de forcer un peu les choses (le beau temps aidant pour faire les machines de draps).

Nous avions prévenu les filles qu'une fois le paquet de couches terminé, nous n'en rachèterions pas. Elles ont fait le compte-à-rebours : "plus que 8, 7, 6 ... 2, 1 dodo avant de faire dodo sans couches".

Le soir S (du jour J), nous n'avons pas donné de couches. Un gros pipi avant d'aller au lit, pas de gourdes d'eau au lit (elles ont du mal à s'en passer) et hop !

Avant d'aller nous coucher, et un peu sceptiques sur la bonne réussite des filles, nous leur avons fait faire pipi. Nous les avons portées, dans un demi-sommeil et leur avons sussuré des "scscsccscscssssss" à l'oreille pour les aider. Nous les avons recouchées tout aussi endormies, les vessies vidées.

Pendant la nuit, profitant d'un réveil intempestif, nous avons renouvelé l'opération, tant et si bien qu'au matin, il n'y avait aucun accident.

Je sais qu'il est déconseillé de réveiller les enfants pendant leur sommeil pour leur faire faire pipi, que cela peut les perturber dans leur rythme biologique, ... Mais nous ne les réveillons pas. Nous les portons endormies pour les installer sur les toilettes (une chance qu'elles ne pèsent pas plus de 16 kg !). Et puis ce procédé aura permis de les mettre en confiance pour les nuits suivantes (elles n'étaient pas très contentes d'être privées de couches).

Durant les nuits suivantes, nous avons continué de la même manière. Il y a eu malgré tout quelques accidents, plutôt chez Lyla. Il y a même une nuit, nous avons changé les draps 2 fois. Bon, c'était accidentel dirons-nous, elle avait chaud et a trop bu, trop tard.

J'espère que les filles réussiront à progresser d'ici la rentrée. J'appréhende un peu les vacances où elles ne retrouveront peut-être pas leur rythme, ni leurs repères.