Mon stock de lait au congel'
Comme je l'ai écrit il y a quelques jours, je reprends le boulot au mois de mars (le 10 ou le 11, j'sais plus) et il faut que je me mette illico à faire du stock de lait pour minus. J'avais donc calé Nils sur 1 sein par tétée, mais par fainéantise, je ne tirais pas mon lait à l'autre sein ...
Faut dire qu'après la tétée, il faut tenir à la verticale bébé un bon bout de temps pour que Môsieur fasse son rot. Et quand je vois que parfois il fait un rôt 3 heures après la tétée (genre jute avant de refaire une tétée) et qu'il hurle de douleur parce que la minuscule bulle de rien du tout, elle est restée coincée dans un replis de je ne sais où et que ça lui fait un mal de chien. On a beau le mettre dans toutes les positions (sauf la tête en bas) pour que cette minuscule bulle sorte d'un côté ou de l'autre d'ailleurs. Même les massages n'y font rien ... je fais des digressions ...
La sage-femme m'avait conseillé de tirer mon lait juste après chaque tétée. Je laisse bébé prendre ce qu'il veut sur les 2 seins s'il le faut, et je récupère le reste. Au début il n'y en aurait pas beaucoup, mais à force de stimuler juste après la tétée et que la nature est bien faite, la production augmente et la quantité stockée augmente donc. Sauf, que comme je viens de l'expliquer, juste après la tétée, j'ai autre chose à faire. En temps normal, bébé repus, se pose,digère peinard et laisse sa maman faire ce qu'elle a à faire. Mais pas chez moi.
L'autre jour, première tentative de tirage de lait après la tété, Nils remplie copieusement sa couche et se met à pleurer. Mamour, se propose donc pour aller mettre les fesses de bébé au sec. Il monte à l'étage et quelques minutes plus tard j'entends une nouvelle salve (qui aurais dû être dans la couche, dois-je le préciser) précédée d'un "à l'aide !". J'ai tout lâché et ai rejoins la magnifique oeuvre d'art de mon fiston. Il avait crépi toute la salle de bain (les meubles, les murs et mêmes la panière de linge fraîchement lavé et plié et prêt à ranger qui se trouvait sur le palier devant la salle de bain). Nouvelle digression, mais elle vaut le coup !
Je bois une tisane d'allaitement super efficace (achetée ICI ou LA) et depuis le début de la semaine je tire mon lait sur la (les) première(s) tétées de la journée. Je mets Nils a un sein et en même temps que la tétée je tire le lait sur l'autre sein. Je remplis un biberon de 110-140 ml en un rien de temps. Et parfois, si Nils me le permet, je vide le sein qu'il vient de téter.
Et puis d'un coup, depuis 3 jours Nils s'est mis à faire ses nuits (il avait déjà fait ses nuits, mais au dernier pic de croissance, il refaisait 1 à 2 tétées par nuit). Mais quand je dis il fait ses nuits c'est des vraies nuits (genre 12 heures de sommeil). Autant dire que mes seins hyper stimulés le matin y z'en peuvent plus. Hier, j'ai eu l'audace de le réveiller (au bout de 11h de sommeil), il a passé une journée horrible tiraillé par ses rôts et coliques. Ce matin, je l'ai laissé tranquille (réveil au bout de 12h15 de sommeil) et la journée s'est mieux passée. Le problème c'est qu'on est tiraillé par l'envie de tirer son lait pour se soulager et le risque de se retrouver avec un bébé qui braille de faim alors qu'on vient de vider les seins ...
Le premier jour où j'ai tiré mon lait en même temps que la tétée, comme par hasard, bébé aurait bien pris du rab'. J'étais un peu dans la M ... Un sein vidé par le tire-lait (donc vide de chez vide) et l'autre vidé par bébé qui en réclamait encore. Je l'ai fais patienter un peu (15 minutes à tout péter), puis j'ai finis par le coucher à côté de moi et je lui ai proposé le sein que j'avais tiré au tire-lait. Je me suis dit que lui stimulerai différemment et qu'il réussirait peut-être à tirer du lait de quelque part que le tire-lait n'aurait pas réussi à avoir. Je ne sais pas si ça a été le cas. Comme bébé ne pleurait plus, je me suis assoupie et n'ai pas fait gaffe à sa déglutition. N'empêche qu'il s'est calmé et a pioncé. Les autres jours impeccables et de jour en jour la production augmente.
J'en suis arrivée ce matin a un point où le sein qu'il avait tété n'étais pas assez vidé, en tout cas sa tétée ne m'a pas suffisamment soulagée et lui était complètement repus.
Donc tous les jours je congèle un flacon avec ma production de la journée sur lequel je note la date et la quantité. Sauf que j'ai acheté 10 flacons. Que ces flacons prennent une place folle dans le congélateur et qu'une fois que tous mes flacons seront pleins, je fais quoi ? J'en rachète ? Combien ? Une solution est aussi de mettre dans des sachets de congélation, mais comme me l'a fait remarqué la sage-femme, la manutention de sachets plastiques est délicate. Les sachets se percent malencontreusement dans le congèle et quand on le met au frigo pour décongeler on en met partout (sans parler du fait que c'est du gâchis). Une autre solution (c'est mon idée), c'est d'utiliser les sachets plastiques pour faire des glaçons. Il faut repérer quel est le volume d'un glaçon et ensuite décongeler l'exacte quantité dans un biberon en y mettant les glaçons de lait. Mais là aussi, c'est une sacrée organisation. Il faut respecter les dates ... Il faut avoir une gestion de son congèle digne d'un industriel.
Alors, vous qui me lisez et qui avez du recul et de l'expérience, je vous écoute et prête à prendre vos suggestions et conseils.
Je me suis même mise à envisager de continuer l'allaitement après avoir repris le boulot. Genre une tétée le matin et le soir et pourquoi pas à la mi-journée si je rentre (mon boulot est à 15 minutes de la maison). Et puis, je peux aussi tirer mon lait au boulot (isolée dans une pièce). Et pour cela, j'ai fait la location d'un tire-lait de compèt'. Un tire-lait électrique double téterelles (et oui, il faut que ça aille vite !). On appelle ça tire-lait pour les humains, pour les vaches, on appelle ça trailleuse, et franchement, c'est un appareil pas très glamour qui fonctionne exactement comme pour les vaches à échelle humaine bien-sûr.
Le problème, c'est que bébé mange quand il a faim et pas quand maman a le temps de donner. Sans parler du fait que j'ai un boulot qui m'emmène parfois en déplacement. Je ne vais pas réveiller bébé au aurores pour sa tétée du matin parce que j'ai un train à 6h15. Je ne vais pas tirer mon lait dans le train pour continuer à stimuler. Vous vous imaginez la tête des contrôleurs, des voisins ... Et si je pars plusieurs jours ? Il faudra que je trouve une solution. Mais l'OMS préconise un allaitement maternel exclusif jusqu'à 6 mois et partiel avec le début de l'alimentation jusqu'à 1 an et je vais essayer de faire pour le mieux.
Je m'explique encore une fois sur ma volonté. Je n'ai pas satisfait mes ambitions de départ pour les filles en terme d'allaitement et je veux bien réussir (inconsciemment compenser) avec Nils. Certains me diront que c'est déjà bien d'avoir réussi jusqu'à maintenant. Bien-sûr, je serai déjà contente d'en être arrivé là, mais pour moi, ce n'est pas assez.
Z'avez vu ? 3 enfants qui dorment sans faire d'histoire, ça fait une mamanjumelles bavarde comme une pie ! Allez zou, je vais au lit!